Info générale

Je suis actuellement à Cordoue, en Espagne.
Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 20:15

Mai, c’est le mois de la fête à Cordoue ! Et le 30 avril (je vous l’accorde, ce n’est pas en mai) ont commencé « las cruces » (les croix). Il s’agit d’une fête où les places des églises se parent d’une croix recouverte de fleurs (des œillets rouges selon votre humble serviteur agronome).

Près de la croix est installée une buvette. Oui, c’est pas forcément ce qu’on fait de plus pieux, mais c’est comme ça. Vers 22h30, les gens commencent à se masser vers la dite buvette (non, ils ne se font pas de massages… vous êtes pénibles à imaginer des jeux de mots où il n’y en a pas…) et boivent. Le vin blanc dulce (liquoreux) nommé Pale Cream (prononcez Pas les crimes si vous voulez vous faire comprendre du barman) est très bon et vient à soi spontanément dès lors que l’on a une connaissance dans la foule. Par exemple un compagnon de cours à qui ni Hélène ni Olivier ni moi n’avions vraiment parlé plus de 15 secondes lors des cours nous a payé une bouteille direct… En plus il voulait même pas draguer, c’était juste comme ça. Il nous a mis la bouteille dans la main et est retourné avec d’autres amis. On pensait boire avec lui, mais non… On l’a recroisé un peu plus tard, et étonné que nous ayons déjà terminé la bouteille (37,5 cL, à 2 c’est pas non plus…) il nous en a repayé une. Gênés, nous avons tout fait pour refuser mais on n’a pas réussi. Ce coup ci on est resté discuter un peu c’était très sympa.

 


 

 A gauche : une table-tonneau bien occupée.

A droite, Nuestra señora de la paz y esperanza (Notre dame de la paix et de l'espérance) sous laquelle est située le tonneau de gauche !











La musique mise lors de ces festivités est du flamenco, ou de la sevillana, une variante locale. Du coup les gens dansent, avec ou sans costume. C’est pas un spectacle, c’est juste les gens, dans la rue, sur les places qui ont envie de danser un peu. C’est beau.

Et c’est comme ça pendant une semaine. Je crois que cette fête n’a lieu qu’à Cordoue et Grenade et dans des endroits peu connus d’Andalousie.

Par Antonin
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 14:14

Après le flot de paroles du dernier article, je vais essayer d'illustrer un peu plus, avec en bonus pour vous, fidèles lecteurs, des vidéos !!

Cette semaine avait lieu la semaine de la culture à Rabanales, notre campus que je ne vous ai toujours pas présenté.
Rabanales,  lecteur. Lecteur, Rabanales. C'est mieux ainsi.



A cette occasion, nous avons pu voir du théâtre, comique plus ou moins, mais quand j'ai demandé à ma voisine espagnole si l'histoire était intéressante, elle m'a répondu, " oh, c'est surtout parce que mes potes jouent dedans..." c'est pour ça que j'étais pas plié en 2. Il y avait aussi des concerts, façon "quand jétais au lycée" On attends des heures au soleil sur la pelouse et puis y'a des jeunes habillés avec des vetements noirs qui crient dans le micro... ah époque bénie où on faisait tout pour attendre le dernier bus avec ses potes...

 L'amphi théâtre de style gallo-romain en plein air au centre du campus.



Ensuite hier soir avait lieu à la plaza de toros (les arènes où se déroulent de sanglants combats) une fête pour une œuvre caritative. J’ai demandé à plein de monde pour quelle œuvre, et la réponse était toujours la même : la bebida (la boisson). Y’en a juste un qui m’a répondu : pour moi ! Il avait pas l’air aidé, j’ai donc bu par pitié.

 

 


Il y a une chose assez marquante que nous avons repéré lors de cette soirée à tendance bourgeoise, c'est la prédominance des chemises de grands-pères à rayures bleu ciel, ou rose PQ, ou les 2. C'est un style. (Mais il y a aussi des chemises normales, comme celle d'Antonio Martin)

Vous ai-je déjà parlé du cubata ? C’est la boisson nationale des jeunes. Il s’agit d’un mélange d’alcool fort et de soda. Mon préféré est legendario-coca. L’origine remonte au temps de Franco, quand lors des ferias, les gens criaient Cuba Libre !! Les milices tentant de réprimer le mouvements, les braves citoyens répondirent : «  mais c’est le nom du Rhum Coca (Rhum cubain bien sûr). Petit à petit le nom a dérivé je ne sais pourquoi en Cubata.


Un autre jour je vous parlerai du fixty-fixty (selon la carte du Campeon, fifty-fifty selon ceux qui savent bien parler, comme Maître Capello Antonio). (ouah, comment je vous tiens en haleine là !!)


Après cette soirée où l’abondance de gens rendait la circulation difficile, nous sommes sortis et nous nous rendîmes au bar Madriles, dédié aux couleurs de la capitale, boire un fifty-fiffy justement. Fort de cet alcool contenu en nous, nous allâmes bravement dans un boîte, au Cupula. En passant nous avons réalisé cette vidéo.

 


Etant insoucieusement en pantacourt, le deuxième vigile de la boîte m’arrête, alors que j’avais esquivé sans problème le premier qu’avait rien vu. Moi, innocemment, je demande « c’est vrai, je ne peux pas rentrer ? » et il me répond « tu penses que je plaisante ?» J’ai juste entendu « je plaisante » alors j’ai trouvé ça cool, mais Hélène m’a fait remarquer la négation cachée dans l’interrogation. C’est là que se passe une chose géniale et trop classe. A notre air dépité, le premier videur a dit «  je vais demander au chef ». Et le chef a dit oui. Le videur nous a dit, vous venez souvent, on vous connaît, alors ça va, vous vous pouvez entrer. Souvent, ça doit être 2 fois…

A l’intérieur, rien d’exceptionnel, à part qu’une pouf a essayé de me chauffer en trémoussant son derrière de plus en plus proche du mien. Ça arrive. Elle est partie. Elle a tenté de me dire un truc, mais elle a pas articulé. J’ai pas compris. Tant pis. Tant mieux en fait. On a aussi vu un espagnol déguisé en Américain. Déguisement assez réaliste et trompeur.

Pas de post-soirée ce coup ci. Je vous raconte ma vie, je sais c’est pathétique, mais notez tout de même les intermèdes cultures.

Par Antonin
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 14:46

 

23h40

La télévision tient une place importante dans notre appartement, donc par extension en Espagne. Hier, pour changer des Mujeres desesperadas (Desperate housewives), de La anatomía de Grey, ou de Prison Break (non traduit contre toute attente), j’ai regardé une production du cru : Los hombres de Paco. Je traduis pour les très-non-hispanophones : les hommes de Paco. Quoique les ombres de Paco ça pourrait marcher, car c’est pas des lumières les mecs. Après quelques péripéties de ces valeureux policiers, dont Paco qui parle avec son supérieur en orientant la conversation dans le but de lui faire dire et d’enregistrer avec son micro caché des mots préétablis par un partenaire, la chaîne Antenna 3 annonce « 1 pub et on revient ». Alors m’attendant au quart d’heure de pub habituel, je pars faire ma vaisselle. Mais surprise, 30 secondes plus tard, la série avait repris. « Chouette » me dis-je. D’autres péripéties surviennent alors, dont 3 policiers qui cherchent une prothèse de jambe pour remettre sur un de leurs collègues qu’ils ont assommé je ne sais pas pourquoi (mais j’ai raté le début alors forcément). Puis la vraie pub arrive. C’est donc pendant ces 15 minutes réglementaires que j’écris cet article. 15 minutes, c’est le standard. Il faut compter une pause pendant les simpsons, 2 à 3 dans un film de 2h. Ce qui fait qu’un film de 3h en première partie de soirée commence à 22h et quelques, et finit à 2h du mat.

Mon coloc rigole, la série a repris, j’y retourne. 23h55

00h20 Après une courte demi-heure de série comico-érotico-tragique, une nouvelle pause de 15 minutes. 2/3-1/3, le compte y est. Durant cette demi-heure il s’est avéré que le gage des mots de Paco n’est pas un gage, mais un moyen de créer une phrase avec la voix du patron en recomposant les mots dans le but de téléphoner et de tromper le collègue unijambiste dans les vapes qui est aussi, j’avais oublié de vous le dire, français d’interpol. Son accent est horrible, et tout le monde se moque de lui. Sinon, des meufs qui n’ont pour l’instant aucun lien avec les flics accompagnent une amie à une soirée, coiffées de serre-têtes antennes d’abeilles, avec un pénis en plastique violet translucide au bout de chaque antenne. Je vais écrire à la prod pour savoir où on peut en acheter pour ramener à Grignon. La dite soirée est en fait un soirée lesbienne et les meufs sont trop gênées, car leur amie ne les avait pas prévenues, sauf la blonde (forcément) qui ne s’est rendu compte de rien jusqu’à ce que les autres lui disent. Suit alors un strip-tease de femme pour femme. Y’a une brune canon, de l’avis de mon coloc et du mien, mais qui est lesbienne (enfin dans la série, pas la vraie actrice) ainsi qu’une rouquine pas mal, mais qui est peu tolérante à l’homosexualité. La femme parfaite n’existe pas à la télé…

00h25 Ah, j’entends parler de raser la poitrine, je crois que la série à repris, j’y retourne. La pause a été courte.

00h45 ça y’est c’est fini. En fait la brune et la rousse étaient flics aussi. Ce que je ne pige pas c’est l’intrigue de l’histoire sérieuse plus ou moins qui se déroule en parallèle avec des vraies arrestations. Mardi prochain, je sais ce que je fais…

Pour plus de détail, revoir le dernier épisode... http://www.antena3.com/LosHombresDePaco/

Par Antonin
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 17:07
Wouhou, hier c'était la fête !!
C'était l'anniv d'une fille, un bon prétexte en somme. Après un apéro dans son apart, on est allé vers minuit dans un bar où on nous paye une bière pour qu'on rentre (soit 10 bières en tout). Merci Los Quintos, toujours là au cas où. (bon il se trouve que je n'aime toujours pas la bière, ce qui fait donc les affaires d'Hélène ou d'Olivier) En plus hier Lauriane était là, c'était l'INA en force. On a apprit la tectonik à des Espagnols marrants et à Olivier^^.

Lauriane et Olivier

Dessous : Yasmine, Jeanne, Hélène, Barbara (celle de l'anniv) et sa coloc... (oups, pas classe de pas connaître son nom)












Ci-dessous, séquence tectonik (beurk) avec demi-Lauriane, Yasmine, moi-même, David, et demi-Hélène

















Ensuite on est allé parlé de Carla Bruni dans l'apart d'un Espagnol, avec d'autres Espagnol(e)s et c'est c'est cool. Après avoir donc rebu (ou rerebu pour certains), on est allé au Burbuja, qui se nomme maintenant Cupula, ce qui est sujet à de nombreuses discussions.

A gauche, Olaya en conversation avec Hélène et Yasmine. Un brasero (merci Sophie^^) chauffe sous la table et elles se mettent la faldilla (la nappe de ce type) sur les genous et les bras pour profiter de la chaleur.


 





Après avoir bien dansé, l'heure se faisant tardive et la lumière s'allumant avec un goût (oui la lumière à parfois un goût en fin de soirée) de tous au Kvô!, nous repatîmes gaillardement. Direction, le piso (appart) de David l'Allemand et d'Abraham et Prépu ses colocs espagnols pour faire des churros maisons !! Juste avant les churros, petite dégustation de butifarra, une saucisse sèche trop bonne. Bref, on a fait des churros et ça claque ! Il suffit de poudre à churros, d'eau à 45°C min, d'huile d'olive, de sucre, d'une poche à douille en sac plastique... et dyaésta.

 
 
 
Préparation de la pâte.
Précautionneux étalage dans la poêle pleine d'huile bouillante par Abraham
<- notez le butifarra en bas de la photo.




Hummm ça cuit...                                                                 Hummm c'est cuit !!! C'était trop bon !!!



















Je suis donc rentré chez moi à 7h, et comme j'avais rendez-vous à la fac à 8h30 pour bosser une présentation de lundi... j'ai un peu lutté, c'est pas facile tous les jours. (Plaignez-moi, j'aime ça.)

Bisous !!
Par Antonin
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 14:20
 
Salut à tous !

Espagne, on pense soleil, caliente, playa... c'est vrai. Mais la pluie aussi c'est vrai ! ça fait 2 jours qu'il pleut sans discontinuer. Y'a des fuites dans la bibliothèque, ils ont dû déplacer certains ordi et mettre des bassines à la place, c'est trop marrant ! Les égouts sont saturés, on peut pas mettre le pied dehors sans marcher dans une flaque. La pelouse de la fac est recouverte d'eau (c'est bon pour le ventriglisse...). J'ai oublié mon appareil photo dans mon apart, donc je n'ai malheureusement pas de photos à afficher mais si j'ai l'occas je le fais. J'ai lu qu'il pleut 650mm par an à Cordoue, soit autant qu'à Paris... c'est quoi cette arnaque. Et comme il pleut un truc comme 3 mm en juin+juillet+août, bah en avril, on prend toute l'eau en une semaine.
Une donnée météorologique : 56,5 mm de précipitations hier.

Faut pas jouer dans les palmiers, un coup de vent et hop, il explose la vitre de l'abris-bus.

Et ci-dessous, ce qui me manque cruellement, un parapluie...


 

 









J'ai une anecdote folle à vous raconter qui n'a pas grand chose à voir avec la pluie. Pour aller à la fac on doit prendre un train pendant 5 min. J'ai un abonnement mensuel, et il suffit juste de montrer la carte au contrôleur, et c'est tout. Comme il pleuvait et qu'il y avait du monde à prendre le train à la fac, j'avais pas envie d'attendre sous la pluie donc je suis passé par la sortie. Personne ne m'avait vu... c'est du moins ce que je croyais. Arrivé à Cordoue centre, je sort par l'escalator dans un flux dense de personnes, et là un contrôleur m'accoste et me demande mon billet, que je lui montre sans sourciller. (ouais, je contrôle assez bien mes sourcils) Mon billet était parfaitement valide, donc pas de problème, mais il me dit : t'es passé par la sortie, tu sais que c'est pas par là qu'il faut passer !
(enfin je l'interprète comme ça, j'ai pas vraiment pigé tous les mots, il parlait mal.) Je me suis alors senti traqué, comme si ma tête était sur tous les écrans de contrôle de la gare !!! "Increible" comme dirait mon coloc.
Oui je sais, ça n'a rien à voir avec l'erasmus, mais j'avais envie de vous le raconter.
Par Antonin
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 23:22
ça fait bientôt 2 mois que je suis là, alors c'est pas facile de commencer avec les premières impressions. Je vais juste parler de la situation :
Je suis dans une coloc avec un Marocain, Mohamed, qui parle parfaitement espagnol, et un erasmus Tchèque, Vojta (qui parle moins parfaitement mais bon, comme moi quoi!)

A gauche, de GàD : Rosana, une italienne, Mohamed, Inma, une espagnole, Mario un autre italien (y'en a beaucoup ici !!)
Dessous : Mario et Vojta.


 










ça se passe dans notre salon. Un oeil attentif aura repéré une table ronde avec un plaque de verre et une couverture de grand-mère en guise de nappe. Ici, tous les apparts ont ça. Avec un truc qui chauffe en dessous. Comme il n'y pas de chauffage central, ils se réchauffent comme ça quand il fait "froid".

Notre fac se trouve en dehors de la ville. Il faut prendre le train pour y aller. Quoi ? oui, le train, mais juste 5 minutes. Mon avantage stratégique : je suis près de la gare. L'inconvénient : je suis loin de là où c'est joli, où y'a de l'animation, où y'a des jeunes. (paye ton quartier de vieux...)  Autre avantage : le loyer, 135 euro. C'est pas cher, mais ici, de toute façon, les loyers sont pas cher en général. Pour 250 euros, y'avait un apart immense pour 6 avec sol en marbre, écran plat géant, enfin, luxueux quoi...

A plus tard, pour une suite (peut-être, si vous le méritez)...


Par Antonin
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 20:47
Salut à tous !!

Voici enfin mon blog où je vous conterai mes péripéties de voyage (enfin je vais essayer).
C'est tout pour l'instant.
Par Antonin
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